En Bref
- Les sociétés soumises à l’IS versent en principe quatre acomptes trimestriels, puis un solde, selon l’article 1668 du CGI.
- Les échéances “standard” tombent aux 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre, avec un calendrier ajusté si la clôture est décalée.
- Chaque acompte correspond en règle générale à un quart de l’impôt sur les sociétés calculé sur le dernier exercice clos, avec une particularité pour le premier versement.
- Une dispense acompte existe lorsque l’impôt de référence n’excède pas 3 000 €, et certains organismes sans but lucratif bénéficient de règles spécifiques.
- La modulation (réduction, voire arrêt de versement) se gère via le relevé 2571-SD, en cochant “minoration”, sous la responsabilité de l’entreprise.
- Les grandes entreprises peuvent devoir calculer le dernier acompte sur un résultat prévisionnel, avec des seuils de chiffre d’affaires et d’augmentation du résultat.
L’acompte d’IS n’est pas un détail administratif : c’est un mécanisme de trésorerie qui oblige les entreprises à prépayer l’impôt sur les sociétés au fil de l’exercice, avant même d’avoir arrêté définitivement leurs comptes. Le principe est simple sur le papier—quatre versements et une régularisation—mais la réalité est plus nuancée dès qu’un exercice est décalé, qu’un résultat évolue fortement, ou qu’une dispense acompte s’applique. En 2026, les règles restent structurées autour des mêmes textes : l’article 1668 du code général des impôts (CGI) pour l’obligation et la mécanique, et les articles 359, 360 et 360 bis de l’annexe III pour les bases de calcul et le calendrier selon la date de clôture.
Sur le terrain, la question n’est pas seulement “combien payer”, mais “quand et sur quelle base”, sans se tromper entre le dernier exercice clos, l’avant-dernier exercice (pour le premier acompte), et l’exercice en cours lorsqu’une modulation ou un paiement anticipé est envisagé. Le tout se combine avec des taux d’IS pouvant mêler taux réduit et taux normal, et avec des cas particuliers (organismes sans but lucratif, collectivités, groupes fiscaux, grandes entreprises). Pour un public non spécialiste, l’enjeu est d’avoir une méthode praticable : comprendre la règle, appliquer un calcul acompte fiable, puis sécuriser la déclaration et le règlement.
Acompte d’IS : quelles entreprises sont concernées par l’impôt sur les sociétés
Le versement d’acomptes d’IS concerne, en principe, toutes les sociétés et personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés, qu’elles y soient assujetties de plein droit ou par option. La logique est celle du “versement spontané” : l’entreprise calcule et paye sans attendre un avis d’imposition. La réglementation fiscale vise aussi certaines entités dont le siège est à l’étranger, dès lors qu’elles sont imposables en France au regard des règles de territorialité de l’IS.
Dans la pratique, les formes sociales les plus souvent concernées sont les SAS, SASU, SARL, SA ou SCA lorsqu’elles exercent une activité imposable en France. Des structures comme l’EURL peuvent opter à l’IS selon leur situation. Cette option n’est pas qu’un choix de taux : elle déclenche aussi des obligations de déclarations et, le cas échéant, d’acomptes.
Le principe : acomptes trimestriels et solde, sans “appel” de l’administration
Le système repose sur quatre versements au cours de l’exercice, puis un paiement du solde après la clôture, une fois le résultat fiscal connu. La régularisation intervient au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture. Cela signifie qu’une société qui clôture au 31 décembre règle son solde au plus tard le 15 mai.
Un point important, souvent sous-estimé : si le dernier exercice clos ne fait pas apparaître de bénéfice imposable, aucun acompte n’est dû au titre du nouvel exercice. Ce n’est pas une “dispense” au sens strict, mais une conséquence mécanique de l’assiette de référence.
Cas particuliers : organismes sans but lucratif et collectivités au taux réduit
La réglementation distingue des organismes qui, tout en étant soumis à l’IS sur certains revenus, ne relèvent pas du régime des acomptes. Les établissements publics, associations et collectivités visés au 5 de l’article 206 du CGI, imposés aux taux réduits de l’article 219 bis du CGI sur certains revenus (fonciers, agricoles, une partie des revenus mobiliers), sont expressément dispensés d’acomptes pour cette part d’imposition. Dans ce cas, l’IS est acquitté en une fois au dépôt de la déclaration de résultat correspondante (notamment la 2070-SD).
La difficulté apparaît lorsqu’une même structure a des revenus taxés au taux réduit et une activité lucrative taxée au taux normal. Deux logiques se superposent : les revenus au taux normal restent dans le régime des acomptes, ceux au taux réduit en sortent. Cela impose un suivi analytique propre, sous peine de mélanger les flux et de se tromper sur le calendrier de paiement.
Calcul acompte IS : base de référence, taux, arrondis et méthode opérationnelle
Le calcul acompte de l’IS part d’une idée simple : les acomptes d’un exercice correspondent globalement à l’impôt sur les sociétés calculé sur le dernier exercice clos, avant imputation de la plupart des crédits d’impôt. En régime “standard”, chaque acompte représente un quart de cet impôt de référence.
La base n’est pas “le chiffre d’affaires” mais le résultat fiscal. Ensuite, le calcul doit tenir compte des taux applicables : taux normal et, éventuellement, taux réduit pour certaines PME sur une tranche de bénéfice. Dans une entreprise qui cumule les deux, il est utile de séparer les masses de bénéfices par tranche, afin de sécuriser le montant dû à chaque échéance.
Repères chiffrés sur les taux : 15 % et 25 % dans le cas le plus courant des PME
Pour beaucoup de petites et moyennes entreprises, le schéma fréquemment rencontré est un taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà, sous conditions (notamment chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros et capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou via une société qui respecte ce critère). Ces repères permettent de bâtir un calcul robuste sans entrer dans la micro-technicité des régimes spécifiques.
Exemple chiffré : une société réalise 50 000 € de bénéfice fiscal. L’IS théorique est de 6 375 € sur 42 500 € à 15 %, puis 1 875 € sur 7 500 € à 25 %, soit 8 250 €. Dans un fonctionnement “à l’identique”, l’acompte trimestriel de référence serait de 2 062,50 €, avant arrondi et avant la particularité du premier acompte.
Le premier acompte : l’avant-dernier exercice comme base provisoire
Le premier versement est la source de nombreuses erreurs, car il tombe avant l’expiration du délai de déclaration du dernier exercice clos. La règle : il est calculé provisoirement sur l’avant-dernier exercice, puis régularisé au deuxième acompte dès que les résultats du dernier exercice sont déclarés.
Un cas concret aide à visualiser. Si l’avant-dernier exercice affiche 80 000 € de bénéfice, le premier acompte est établi sur cette base. Si, quelques mois plus tard, le dernier exercice finalement déclaré n’est que de 60 000 €, la régularisation se fait sur le deuxième versement : le total “acompte 1 + acompte 2” doit correspondre à deux quarts de l’impôt recalculé sur 60 000 €, et le deuxième acompte est ajusté en conséquence.
Arrondis et réflexes de conformité
Les acomptes sont arrondis à l’euro le plus proche, la fraction de 0,50 comptant pour un euro. Sur le plan de la conformité, trois réflexes évitent les écarts : conserver la feuille de calcul du calcul acompte, documenter la base retenue (dernier exercice clos vs avant-dernier), et archiver la justification d’une éventuelle modulation ou d’un paiement anticipé.
Pour garder une vision claire, une liste de vérification est utile :
- Identifier l’exercice de référence utilisé pour l’échéance (avant-dernier pour le premier, dernier clos pour les suivants).
- Ventiler le bénéfice par tranche de taux si un taux réduit s’applique.
- Calculer l’IS de référence avant imputation des crédits d’impôt non pertinents pour la modulation.
- Diviser par quatre et appliquer l’arrondi à l’euro.
- Préparer la régularisation du premier acompte au moment du deuxième.
Cette discipline “papier” rend la fiscalité plus prévisible et limite les mauvaises surprises à la liquidation du solde.
Une démonstration pas à pas sur le relevé d’acompte et les réflexes de calcul aide à fiabiliser les montants, surtout lorsque l’entreprise applique à la fois un taux réduit et le taux normal.
Échéances des acomptes d’IS : calendrier 2026, exercices décalés et tableau pratique
Les échéances “classiques” des acomptes d’impôt sur les sociétés sont fixées aux 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Ce calendrier est celui qui parle le plus aux entreprises dont l’exercice coïncide avec l’année civile. Pour les exercices décalés, les dates restent les mêmes, mais l’ordre des acomptes et leur rattachement à l’exercice dépend de la date de clôture.
Le principe est mécanique : on se place selon la fenêtre dans laquelle tombe la clôture, et on déroule les quatre échéances suivantes. La réglementation fiscale prévoit explicitement ce système de “table de correspondance”, utile pour éviter le piège d’un exercice qui clôture au printemps ou en été.
Tableau : dates limites de paiement selon la date de clôture de l’exercice
| Date de clôture comprise entre | 1er acompte | 2e acompte | 3e acompte | 4e acompte |
|---|---|---|---|---|
| 20 novembre et 19 février inclus | 15 mars | 15 juin | 15 septembre | 15 décembre |
| 20 février et 19 mai inclus | 15 juin | 15 septembre | 15 décembre | 15 mars |
| 20 mai et 19 août inclus | 15 septembre | 15 décembre | 15 mars | 15 juin |
| 20 août et 19 novembre inclus | 15 décembre | 15 mars | 15 juin | 15 septembre |
Exercices de durée différente de 12 mois : quand le nombre d’acomptes change
Quand un exercice dure moins ou plus de 12 mois, le nombre d’acomptes n’est plus forcément “quatre”. Il devient égal au nombre d’échéances trimestrielles comprises dans la durée de l’exercice. Les bénéfices servant de base sont alors ramenés à 12 mois pour établir une référence comparable.
Exemple concret : une société ouvre un exercice de neuf mois du 1er mars au 30 novembre. Trois échéances trimestrielles tombent pendant cet exercice : 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Elle verse donc trois acomptes, et non quatre. Cette logique est particulièrement utile en cas de création, de changement de date de clôture ou de réorganisation interne.
Le solde : la régularisation qui retombe sur la trésorerie
Le solde se paie au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture. Quand aucune clôture n’intervient en cours d’année, l’échéance “par défaut” est le 15 mai de l’année suivante. C’est le moment où les acomptes déjà versés s’imputent sur l’impôt finalement dû.
Dans les entreprises où la trésorerie est pilotée au plus près, ce solde doit être anticipé comme une échéance à part entière, car il peut être élevé si l’exercice a fortement progressé ou si les acomptes ont été minorés. Une planification mensuelle, avec une provision comptable dédiée, évite de subir le calendrier.
Un rappel visuel du calendrier et des exercices décalés permet de sécuriser les échéances, notamment lorsque plusieurs sociétés d’un même groupe n’ont pas la même date de clôture.
Dispense acompte IS et modulation : seuils, minoration 2571-SD et paiement anticipé
La dispense acompte n’est pas un “cadeau”, c’est une règle encadrée qui dépend d’un impôt de référence et, dans certains cas, du statut de l’organisme. Le cas le plus connu est la dispense de plein droit lorsque l’impôt sur les sociétés correspondant aux bénéfices de référence n’excède pas 3 000 €. L’appréciation se fait à chaque échéance : une société peut être dispensée au début puis devenir redevable si la base de référence est rehaussée.
Autre cas : certaines associations et syndicats professionnels peuvent être dispensés lorsque leur chiffre d’affaires est inférieur à 84 000 €, selon les conditions prévues par les textes applicables. Les organismes imposés uniquement aux taux réduits de l’article 219 bis du CGI, sur les catégories de revenus prévues, restent en dehors du régime des acomptes.
Moduler ses acomptes : une faculté, pas une formalité “automatique”
Le droit de réduire ses versements ou de s’en dispenser repose sur une estimation : si l’entreprise considère que la somme des acomptes déjà payés couvre l’impôt total qu’elle devra au titre de l’exercice en cours (avant imputation de certains crédits d’impôt), elle peut réduire, voire arrêter de payer. Cette faculté implique un pilotage réel du résultat prévisionnel, pas une intuition.
Sur le plan déclaratif, l’entreprise signale sa décision en cochant la case “minoration” sur le relevé d’acompte 2571-SD. La démarche est simple, mais la responsabilité est lourde : si l’estimation est trop basse et qu’elle conduit à un sous-versement, des intérêts de retard et des majorations peuvent s’appliquer, notamment pour des insuffisances liées au dernier acompte dans certains cas.
Le paiement anticipé : utile quand les chiffres sont déjà arrêtés
Le paiement anticipé a du sens lorsque l’entreprise connaît tôt son résultat fiscal et veut éviter une régularisation au deuxième acompte. Si les comptes sont finalisés avant l’échéance du premier acompte, elle peut choisir de payer sur la base du dernier exercice réellement clos, plutôt que sur l’avant-dernier. L’intérêt est double : réduire les écarts de trésorerie et limiter les ajustements “en rattrapage”.
Dans les groupes ou les entreprises à clôture décalée, cette pratique s’inscrit souvent dans une discipline budgétaire plus large : éviter les à-coups et lisser l’effort fiscal. Sur une trésorerie serrée, cela ne change pas le montant final d’IS, mais cela rend la trajectoire plus lisible.
Ce que la modulation ne doit pas mélanger : crédits d’impôt et assiette de référence
Dans la logique de la réglementation fiscale, tous les crédits d’impôt ne se traitent pas de la même façon pour apprécier la possibilité de limiter les versements. Certains crédits, notamment attachés à des valeurs mobilières, peuvent entrer dans des règles particulières. D’autres, comme le crédit d’impôt recherche, ne servent pas de levier pour abaisser le “seuil” de versement à partir duquel l’entreprise s’arrête. Le bon réflexe consiste à raisonner d’abord sur l’impôt “brut” estimé, puis à intégrer les éléments autorisés.
Au quotidien, une bonne pratique consiste à formaliser une note interne de prévision : hypothèses de chiffre d’affaires, marge, charges non déductibles, et estimation d’IS. Cela permet de justifier la décision de dispense partielle si un contrôle intervient.
Grandes entreprises : dernier acompte sur résultat prévisionnel et risques de pénalités
Pour les grandes entreprises, la mécanique change sur un point précis : le dernier acompte peut devoir être calculé non plus sur le dernier exercice clos, mais sur un résultat prévisionnel de l’exercice en cours. L’objectif est d’éviter un décalage trop important entre la progression de l’activité et le rythme des versements. Le dispositif concerne, y compris, les sociétés mères de groupes fiscaux.
Entreprises concernées : seuil de 250 millions d’euros et hausse significative du résultat
Deux conditions cumulatives structurent le champ d’application. D’abord, un chiffre d’affaires d’au moins 250 millions d’euros sur le dernier exercice clos (ou la dernière période d’imposition arrêtée). Ensuite, une augmentation prévisionnelle du résultat au-delà de seuils variables selon la taille : +25 % si le chiffre d’affaires est compris entre 250 millions et 1 milliard d’euros, +11,11 % entre 1 et 5 milliards, +2,04 % au-delà de 5 milliards.
Le chiffre d’affaires retenu s’apprécie hors taxes, sur l’activité normale et courante, en excluant les produits financiers sauf exceptions sectorielles, et les produits exceptionnels tels que certaines cessions d’actifs. Les exercices de durée différente sont retraités prorata temporis pour apprécier correctement le seuil.
Calcul du dernier acompte : logique 80 %, 90 % ou 98 %
Le dernier acompte est égal à la différence entre une fraction de l’impôt estimé sur l’exercice (80 %, 90 % ou 98 % selon la tranche de chiffre d’affaires) et les acomptes déjà versés. Les trois premiers acomptes restent, eux, calculés classiquement sur la base du dernier exercice clos. Cela crée un effet “rattrapage” sur le quatrième versement lorsque l’activité accélère.
Exemple chiffré issu de la mécanique décrite par les textes : une société avec 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires estime un impôt sur les sociétés de 16,5 millions au titre de l’exercice en cours. Si elle relève du palier à 90 %, elle doit avoir versé 90 % de 16,5 millions à la fin du dernier acompte, soit 14,85 millions, déduction faite des trois acomptes déjà payés. Le calcul devient donc un ajustement, et non un simple “quart”.
Pénalités : pourquoi la prudence est souvent rentable
Lorsque le dernier acompte est insuffisant au-delà de certains seuils, le risque ne se limite pas à un simple solde plus élevé : des majorations et intérêts de retard peuvent se déclencher. La gestion du prévisionnel devient donc un sujet de gouvernance financière. Un reporting trimestriel, aligné sur les échéances, permet d’éviter de découvrir l’écart trop tard.
Dans un contexte de négociations collectives et de pilotage social, ces pics de décaissement fiscal sont loin d’être neutres : ils peuvent influencer une trajectoire de trésorerie, un calendrier d’investissements, ou la capacité à tenir une enveloppe salariale. Le bon arbitrage est celui qui met la conformité au même niveau que la planification.
On en dit Quoi ?
Pour une majorité d’entreprises, la priorité est de fiabiliser le calcul acompte du premier versement, car c’est là que naissent les écarts et les régularisations coûteuses en trésorerie. La dispense acompte à 3 000 € est une vraie simplification, mais elle ne dispense pas de suivre l’évolution de la base, car l’appréciation se fait à chaque échéance. La modulation via 2571-SD doit rester une décision chiffrée, documentée et revue à chaque trimestre, surtout si l’activité varie fortement. Pour les grandes entreprises, le dernier acompte sur prévisionnel impose une organisation budgétaire solide, faute de quoi le risque de pénalités et d’intérêts devient un coût évitable.
Qu’est-ce que “declare IS” signifie concrètement pour une société ?
Déclarer l’IS consiste à déposer la déclaration de résultat et les annexes fiscales permettant de calculer l’impôt sur les sociétés, puis à payer soit les acomptes au fil de l’exercice, soit le solde après clôture. Dans la pratique, la société calcule elle-même l’impôt, transmet les formulaires requis et effectue le règlement auprès de la DGFiP, selon le calendrier applicable à sa date de clôture.
Une société déficitaire doit-elle payer un acompte d’IS ?
Non, si le dernier exercice clos ne présente pas de bénéfice imposable, aucun acompte n’est dû au titre du nouvel exercice, car la base de référence est nulle. En revanche, si le dernier exercice devient bénéficiaire après une période déficitaire, la reprise du régime des acomptes peut intervenir dès que la référence redevient imposable, avec les particularités du premier acompte calculé provisoirement.
Comment fonctionne l’imputation des acomptes sur le solde d’IS ?
Les acomptes déjà versés s’imputent sur l’impôt sur les sociétés finalement calculé sur le résultat fiscal de l’exercice. Au moment du paiement du solde, la société déduit l’ensemble des versements effectués. Si les acomptes excèdent l’impôt dû, un excédent apparaît ; si l’impôt est supérieur, la différence est payée au solde, à l’échéance du 15 du quatrième mois suivant la clôture.
Peut-on arrêter de payer des acomptes en cours d’exercice ?
Oui, l’entreprise peut réduire ou cesser ses versements si elle estime que les acomptes déjà payés couvrent l’impôt total attendu sur l’exercice en cours, avant imputation de certains crédits d’impôt. La décision se matérialise sur le relevé d’acompte 2571-SD en cochant “minoration”. La prudence impose de conserver une estimation chiffrée du résultat prévisionnel pour justifier cette option.

