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Date de versement des salaires fonction publique hospitalière : le calendrier 2026

Le calendrier prévisionnel diffusé par le SMI-CFDT et le SNES fixe douze dates de paie hospitalière pour 2026. Dans la fonction publique hospitalière, le traitement sera généralement mis en paiement entre le 25 et le 29 du mois, sauf en décembre. Le dernier versement interviendra le 22 décembre 2026, afin que les employés hospitaliers disposent de leur rémunération avant les fêtes. Cette date anticipée créera ensuite un intervalle plus long jusqu’à la paie de janvier suivant.

Ces échéances correspondent au déclenchement du virement par le circuit de paiement public. Elles ne garantissent pas que la somme apparaîtra immédiatement sur chaque compte bancaire. L’établissement employeur, le comptable public et la banque de l’agent interviennent successivement. Un décalage de 24 à 72 heures peut donc survenir, en particulier autour d’un week-end ou d’un jour férié. Les agents titulaires et contractuels suivent habituellement le même planning salarial, sous réserve des procédures propres à leur hôpital, leur EHPAD public ou leur établissement médico-social.

En Bref

  • Les dates de paie de la fonction publique hospitalière s’étendent du 25 au 29 selon les mois, hors décembre.
  • La rémunération de décembre sera mise en paiement le 22 décembre, soit nettement plus tôt que les autres mois.
  • Le calendrier concerne les titulaires et, dans la majorité des établissements, les agents contractuels.
  • La date publiée désigne le lancement du virement, tandis que son affichage dépend du traitement bancaire.
  • Les pensions du SRE et de la CNRACL suivent des calendriers distincts de celui des personnels en activité.

Calendrier 2026 des salaires de la fonction publique hospitalière

La Direction générale de l’administration et de la fonction publique recense environ 5,8 millions d’agents dans les trois versants de l’administration publique. Les personnels hospitaliers représentent une composante importante de cet ensemble. Ils travaillent dans les centres hospitaliers, les établissements publics de santé, les EHPAD publics et diverses structures médico-sociales relevant de la fonction publique hospitalière.

Le tableau ci-dessous présente les dates de valeur prévisionnelles utilisées pour organiser la paie. Il concerne le traitement mensuel des agents hospitaliers lorsque leur établissement suit le calendrier national commun. Un service des ressources humaines peut ajuster son propre circuit de transmission, notamment lorsque la clôture de paie doit intégrer des gardes, des astreintes ou des variables communiquées tardivement.

Mois Date de mise en paiement Jour Affichage bancaire indicatif
Janvier 28 janvier Mercredi Du 28 au 30 janvier
Février 25 février Mercredi Du 25 au 27 février
Mars 27 mars Vendredi Le 27 mars ou le jour ouvré suivant
Avril 28 avril Mardi Du 28 au 30 avril
Mai 27 mai Mercredi Du 27 au 29 mai
Juin 26 juin Vendredi Le 26 juin ou le jour ouvré suivant
Juillet 29 juillet Mercredi Du 29 au 31 juillet
Août 27 août Jeudi Du 27 au 31 août selon la banque
Septembre 28 septembre Lundi Du 28 au 30 septembre
Octobre 28 octobre Mercredi Du 28 au 30 octobre
Novembre 26 novembre Jeudi Du 26 au 30 novembre selon la banque
Décembre 22 décembre Mardi Du 22 au 24 décembre

Janvier commencera avec une mise en paiement le mercredi 28. Février sera légèrement plus précoce, puisque le traitement partira le mercredi 25. En mars, l’ordre sera exécuté un vendredi. Cette position dans la semaine mérite une petite attention : une banque qui ne traite pas immédiatement l’opération peut reporter l’affichage au premier jour ouvré suivant.

Le deuxième trimestre suivra une cadence régulière. Avril sera payé le 28, mai le 27 et juin le 26. Les personnels ayant programmé leur loyer ou une échéance de crédit le dernier jour du mois conserveront donc une marge raisonnable. Cette sécurité suppose cependant que le compte ne soit pas déjà sollicité par des prélèvements placés exactement le jour du virement.

Juillet portera la date la plus tardive du calendrier, avec un paiement le 29. Août reviendra au 27, puis septembre et octobre au 28. Ces écarts de quelques jours ne traduisent aucun changement de rémunération. Ils découlent de la position du dernier jour ouvré dans le calendrier civil et des délais nécessaires au traitement collectif de la paie.

Date de versement du salaire hospitalier en décembre

Décembre constitue l’exception la plus visible. Le traitement sera lancé le mardi 22, avant la période des fêtes et les fermetures bancaires associées aux jours fériés. L’agent disposera donc de ses fonds plus tôt, mais devra couvrir une période plus longue avant le versement de janvier. Cet intervalle peut approcher cinq semaines selon la date retenue l’année suivante.

Une paie anticipée ne représente ni une prime ni une avance supplémentaire. Le montant correspond au traitement normal du mois, augmenté ou diminué des éléments variables intégrés par l’employeur. Consommer une part importante de cette somme avant la fin décembre peut rendre janvier moins confortable, surtout lorsque les assurances, abonnements ou échéances annuelles sont prélevés en début d’année.

Les dates du tableau forment donc un repère commun pour la gestion financière. La confirmation interne reste utile lorsque l’établissement connaît une réorganisation, une migration de logiciel ou une clôture comptable particulière. Le bulletin de salaire et le portail mis à disposition par l’employeur permettent ensuite de contrôler les éléments réellement liquidés.

Règle de calcul des dates de paie dans la fonction publique hospitalière

Le planning salarial s’appuie sur une règle comptable stable. De janvier à novembre, la date de valeur est généralement positionnée deux jours ouvrés avant le dernier jour ouvrable du mois. Cette méthode donne aux services payeurs le temps d’exécuter les opérations avant la clôture mensuelle et réduit le risque qu’un traitement bascule sur le mois suivant.

Le vocabulaire peut prêter à confusion. Dans le langage courant, un jour ouvrable correspond à un jour susceptible d’être travaillé, tandis qu’un jour ouvré désigne un jour effectivement travaillé par l’organisme concerné. Pour les virements, le calendrier bancaire tient notamment compte des samedis, dimanches et jours fériés durant lesquels les échanges interbancaires ordinaires peuvent être interrompus.

Le mois de mars fournit un exemple utile. La fin du mois tombe un mardi, mais la mise en paiement figure au vendredi 27. Le calcul remonte les journées opérationnelles nécessaires avant le dernier jour ouvré. Le week-end placé entre ces deux moments explique l’écart apparent de quatre jours calendaires.

En janvier, le dernier jour civil tombe un samedi. Le dernier jour ouvré utile se situe donc le vendredi précédent. La date du mercredi 28 laisse deux jours de fonctionnement avant cette échéance. Février suit une logique comparable, avec une mise en paiement le mercredi 25 et une fin de mois placée pendant le week-end.

Circuit de paiement du traitement des employés hospitaliers

Dans un hôpital public, la préparation du salaire commence bien avant la date affichée dans le calendrier 2026. La direction des ressources humaines collecte les données individuelles : position statutaire, temps de travail, congés, absences, changement d’échelon et coordonnées bancaires. Les gestionnaires vérifient ensuite les éléments fixes et les variables transmis par les services.

Les gardes, astreintes, heures supplémentaires et indemnités liées aux conditions d’exercice nécessitent un traitement particulier. Elles doivent être validées puis intégrées avant la clôture du cycle de paie. Une variable reçue après cette clôture peut apparaître sur le bulletin suivant, même lorsque le salaire principal arrive à la date prévue.

La direction financière intervient ensuite dans le mandatement. Le comptable public contrôle la régularité des opérations avant leur exécution. Le virement rejoint enfin le système bancaire, qui achemine les fonds jusqu’au compte de l’agent. Cette succession d’étapes explique pourquoi une date nationale commune peut produire des heures d’affichage différentes.

Les établissements publics de santé disposent d’une organisation propre. Un centre hospitalier universitaire traite un volume élevé de situations, tandis qu’un établissement médico-social de taille réduite peut mutualiser certaines tâches. Le cadre national demeure proche, mais les horaires de clôture, les outils de gestion et les circuits de validation ne sont pas uniformes.

Traitement indiciaire, primes et indemnités hospitalières

Le traitement indiciaire constitue la partie régulière de la rémunération d’un fonctionnaire. Il dépend du grade, de l’échelon et de l’indice détenu. Des éléments complémentaires peuvent s’y ajouter selon le poste occupé, les contraintes du service et la situation personnelle. Leur présence sur le même bulletin ne signifie pas que leur calcul suit exactement le même rythme.

Une indemnité récurrente correctement paramétrée est généralement versée avec le traitement. À l’inverse, un remboursement de frais ou une régularisation peut emprunter un circuit séparé. Les heures supplémentaires exigent souvent une validation locale. Leur paiement peut donc intervenir un mois après leur réalisation, parfois davantage lorsque les justificatifs sont incomplets.

Le bulletin doit être contrôlé lors d’un changement de service, d’une reprise après congé ou d’une modification du temps de travail. Une différence de montant ne traduit pas nécessairement une erreur de calendrier. Elle peut provenir d’un rappel, d’une retenue, d’un changement d’indice ou du décalage d’une prime variable.

Les échanges avec les ressources humaines gagnent en efficacité lorsque la demande comporte le mois concerné, la rubrique du bulletin et la pièce justificative correspondante. Le calendrier renseigne sur le moment du paiement. Le détail du bulletin explique, pour sa part, la construction de la somme versée.

Une lecture régulière du bulletin permet de repérer rapidement une anomalie de carrière ou une variable manquante. Cette vérification est particulièrement utile après une mobilité, un changement de quotité ou une période d’absence, car ces événements modifient plusieurs rubriques à la fois.

Date de valeur et réception du virement sur le compte bancaire

La date publiée dans le calendrier de paie correspond à l’exécution attendue de l’ordre par le circuit public. Elle ne constitue pas une heure universelle d’arrivée sur les comptes. Deux employés hospitaliers rattachés au même service peuvent constater leur rémunération à des moments différents, simplement parce que leurs banques appliquent des cycles de traitement distincts.

Certaines applications bancaires affichent une opération en attente avant son inscription définitive. D’autres ne montrent le crédit qu’après le traitement nocturne. Une banque peut aussi enregistrer la date de valeur annoncée tout en rendant l’information visible quelques heures plus tard. Ce fonctionnement explique une grande partie des écarts signalés le jour de la paie.

Le délai observé se situe couramment entre 24 et 72 heures selon les informations pratiques accompagnant les calendriers de paiement. Il varie avec l’établissement bancaire, le moment d’émission et la présence d’un week-end. Un ordre lancé le vendredi peut donc apparaître plus tard qu’un ordre identique exécuté un mardi.

Prélèvements programmés autour des dates de paie

Programmer un prélèvement le jour exact de la date de valeur expose le compte à un décalage défavorable. Le loyer, le crédit immobilier ou l’assurance peuvent être débités tôt le matin, alors que le salaire ne sera visible qu’en fin de journée. La présence d’une autorisation de découvert ne supprime pas nécessairement les intérêts ou les frais associés.

Une marge de deux jours ouvrés après la date annoncée offre une organisation plus robuste. Pour janvier, un prélèvement placé le 30 tient compte du délai habituel. En mars ou en juin, la présence d’une mise en paiement le vendredi justifie une marge supplémentaire, puisque le week-end peut interrompre le traitement interbancaire.

Les dépenses incompressibles méritent d’être classées par ordre de priorité. Le logement, l’énergie, les assurances et les crédits arrivent avant les abonnements facultatifs. Le calendrier annuel permet de déplacer certaines échéances une seule fois, puis de conserver ce réglage pendant plusieurs mois.

  • Placer les principaux prélèvements deux ou trois jours ouvrés après la date annoncée.
  • Conserver une petite réserve sur le compte utilisé pour les dépenses fixes.
  • Éviter de programmer un paiement important un vendredi de mise en paiement.
  • Contrôler le RIB enregistré après tout changement de banque.
  • Archiver le bulletin du mois et le relevé bancaire correspondant.

Retard collectif ou anomalie individuelle de paiement

Un salaire absent le jour annoncé ne signale pas immédiatement un incident. Le premier contrôle porte sur les opérations en attente et sur les délais habituels de la banque. Il est aussi utile de vérifier si d’autres agents du même établissement rencontrent la même situation, sans diffuser d’informations financières personnelles.

Un retard collectif oriente généralement vers le circuit de mandatement ou vers un incident technique affectant l’établissement. Une absence isolée peut provenir d’un RIB erroné, d’un changement de situation mal enregistré ou d’une difficulté liée au dossier individuel. Cette distinction aide le service gestionnaire à rechercher la cause plus rapidement.

Après 48 heures, l’agent peut interroger sa banque pour savoir si un virement entrant est identifié. Lorsque rien n’apparaît au-delà de 72 heures, le service des ressources humaines ou la gestionnaire de paie devient l’interlocuteur adapté. La demande doit mentionner le mois, le compte concerné et la date constatée, sans transmettre de données bancaires sur une messagerie non sécurisée.

En cas d’erreur de coordonnées, le virement peut être rejeté puis retourné au comptable public. Une nouvelle émission demande alors plusieurs opérations administratives. Signaler un changement de banque avant la clôture de paie évite ce scénario. Il reste prudent de conserver l’ancien compte ouvert jusqu’à la réception effective du premier salaire sur le nouveau.

Premier salaire et régularisations hospitalières

Une prise de fonctions en cours de mois peut compliquer la première échéance. Si le dossier administratif arrive avant la clôture, l’établissement peut calculer une rémunération au prorata de la période travaillée. Lorsque les pièces sont reçues trop tard, une avance ou une régularisation au mois suivant peut être envisagée selon les procédures internes.

Les pièces manquantes concernent souvent le RIB, le contrat signé, la décision de recrutement ou les justificatifs nécessaires à certaines indemnités. La remise rapide d’un dossier complet facilite la liquidation. Le calendrier national ne suffit pas à garantir la première paie si l’employeur ne dispose pas des éléments réglementaires.

Un rappel peut apparaître sur un bulletin ultérieur. Il correspond alors à une somme due pour une période antérieure, par exemple après une revalorisation, une correction d’échelon ou l’intégration tardive d’heures validées. Le libellé et la période de rattachement doivent être examinés pour distinguer ce rappel du salaire habituel.

Agents titulaires, contractuels et pensions : les calendriers à distinguer

Les trois versants du service public suivent des dates très proches, mais leurs circuits administratifs ne sont pas identiques. La fonction publique de l’État repose sur une paie centralisée par les services compétents de la DGFiP. Les collectivités territoriales mandatent leur personnel avec l’intervention du comptable public local. Les hôpitaux organisent la préparation dans leur propre structure financière et sociale.

Pour la fonction publique hospitalière, le tableau annuel constitue donc une référence partagée. Un établissement peut néanmoins avancer ou décaler légèrement la transmission de ses ordres. Ces différences locales restent distinctes du délai bancaire : le premier intervient avant l’émission, tandis que le second se produit après le départ des fonds.

Calendrier de rémunération des agents contractuels hospitaliers

Les contractuels de droit public sont habituellement payés aux mêmes dates que les titulaires. Leur traitement passe par le cycle mensuel de l’établissement. Leur contrat, leur quotité de travail et leur ancienneté déterminent le calcul, tandis que le planning salarial fixe le moment de la mise en paiement.

Le premier mois demande davantage de vigilance. Un recrutement réalisé après la clôture peut empêcher l’intégration immédiate du dossier. L’établissement calcule alors une régularisation, éventuellement accompagnée d’une avance lorsque les règles internes le permettent. Le contractuel doit demander le calendrier de clôture dès son arrivée, particulièrement si sa prise de poste se situe dans la seconde moitié du mois.

Les contrats courts peuvent connaître une organisation différente. Leur rémunération dépend de la période réellement travaillée et de la validation du service fait. Lorsque la mission chevauche deux mois, l’employeur peut répartir le paiement sur deux bulletins ou régulariser lors du cycle suivant.

La date de fin du contrat n’entraîne pas toujours le paiement immédiat de toutes les sommes. Des heures supplémentaires, des frais ou une indemnité de fin de contrat éventuelle peuvent nécessiter une liquidation séparée. Le dernier bulletin doit donc être rapproché du contrat et des relevés de présence validés.

Différences entre fonction publique hospitalière, État et territoriale

Les agents de l’État relèvent de ministères, d’administrations centrales ou de services déconcentrés. Leur calendrier est fortement homogénéisé. Dans la territoriale, la commune, le département, la région ou l’établissement public local agit comme employeur. Le mandatement local peut introduire une variation d’un ou deux jours.

Dans le secteur hospitalier public, la direction des ressources humaines prépare les éléments et la direction des finances assure le mandatement. Les contraintes de continuité des soins ajoutent de nombreuses variables : nuits, dimanches, jours fériés, gardes et astreintes. Leur validation influe surtout sur le contenu du bulletin, beaucoup moins sur la date du traitement principal.

Une infirmière hospitalière, un agent administratif territorial et un fonctionnaire d’un ministère peuvent donc recevoir leur salaire à une date voisine. L’heure d’affichage et la composition de leur rémunération resteront différentes. Comparer uniquement la notification bancaire ne permet pas d’évaluer la qualité du processus de paie.

Calendrier des pensions SRE et CNRACL

Les retraités ne doivent pas reprendre automatiquement les dates prévues pour les actifs. Le Service des retraites de l’État gère les pensions civiles des anciens fonctionnaires de l’État. La Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales prend notamment en charge les anciens titulaires territoriaux et hospitaliers.

La CNRACL publie son propre calendrier de versement et retient des échéances organisées autour du début du mois suivant. Le SRE dispose également d’un planning spécifique. Les dates peuvent être proches de celles des salaires, sans être identiques. Le pensionné doit consulter l’espace de sa caisse plutôt que le calendrier de son ancien établissement.

La retraite additionnelle de la fonction publique obéit à ses propres modalités. Selon le montant des droits, elle peut prendre la forme d’une rente ou d’un capital. Sa date ne doit pas être déduite du seul calendrier des pensions principales. Les documents adressés par le régime précisent le mode retenu et l’échéancier applicable.

Cette distinction a des effets concrets sur les prélèvements. Un couple composé d’un agent hospitalier actif et d’un ancien agent retraité peut recevoir deux versements publics à des jours différents. Le budget du foyer gagne alors à conserver des échéances bancaires suffisamment éloignées de ces deux dates.

Les espaces personnels du SRE et de la CNRACL constituent les points de contrôle adaptés en cas d’écart. L’ancien service hospitalier ne gère plus le versement de la pension après la liquidation des droits. Une demande adressée directement à la caisse évite donc un détour administratif.

Organiser son budget avec le planning salarial hospitalier

Douze dates connues à l’avance offrent une base solide pour répartir les dépenses. La démarche commence par la séparation entre charges fixes, dépenses courantes et opérations annuelles. Le versement du traitement alimente d’abord les besoins indispensables. Le solde disponible peut ensuite être affecté à l’alimentation, au transport, aux loisirs et à l’épargne.

Un budget mensuel construit uniquement autour du dernier jour du mois manque parfois de souplesse. Les dates de paie varient entre le 25 et le 29, tandis que l’affichage bancaire peut ajouter un délai. Il est donc préférable d’utiliser une date prudente, correspondant au crédit habituellement constaté sur le compte.

Positionner les charges fixes après le versement du salaire

Le loyer et les échéances de crédit représentent souvent les sorties les plus importantes. Leur prélèvement peut être placé au début du mois suivant, à condition d’obtenir l’accord du créancier lorsque le contrat l’exige. Une date située deux ou trois jours ouvrés après la réception habituelle réduit les risques de rejet.

Les factures d’énergie, les assurances et les abonnements suivent ensuite. Plusieurs fournisseurs permettent de modifier le jour de prélèvement depuis l’espace client. Regrouper ces opérations sur une période courte facilite le suivi, mais il convient de conserver une marge pour les paiements qui ne peuvent pas être déplacés.

Les mois de mars, juin et novembre appellent une attention particulière. La paie y sera mise en paiement un vendredi pour les deux premiers, puis un jeudi pour le dernier. Un compte très sollicité en fin de mois peut subir un décalage d’affichage. Une réserve équivalente aux principaux prélèvements limite cette exposition.

Gérer l’intervalle après la paie anticipée de décembre

La rémunération de décembre arrivera environ une semaine plus tôt que le rythme ordinaire. Cet avantage de calendrier peut donner l’impression d’une trésorerie plus confortable pendant les fêtes. La somme devra pourtant financer les dépenses jusqu’à la prochaine échéance de janvier, dont la date se situera en fin de mois.

Une méthode simple consiste à isoler immédiatement les charges de janvier. Le montant du loyer, des crédits, des assurances et des abonnements peut rester sur le compte destiné aux prélèvements. Le budget consacré aux fêtes provient alors uniquement de l’enveloppe disponible après cette réservation.

Les dépenses annuelles peuvent aussi tomber en janvier : renouvellement d’une assurance, adhésion professionnelle ou régularisation d’un service. Leur présence doit être vérifiée sur les relevés de l’année précédente. Cette comparaison offre une estimation plus réaliste que le seul examen des dépenses de décembre.

  1. Reporter les douze dates de mise en paiement dans l’agenda personnel.
  2. Ajouter une marge bancaire adaptée aux habitudes de l’établissement financier.
  3. Réserver les charges fixes dès l’affichage du salaire.
  4. Identifier séparément les primes, rappels et remboursements exceptionnels.
  5. Préparer dès décembre les prélèvements prévus pendant le mois de janvier.

Contrôler le bulletin et suivre les éléments variables

Le montant reçu doit être rapproché du net à payer figurant sur le bulletin. Une différence peut signaler une saisie sur rémunération, un acompte, une opposition ou une erreur bancaire. Lorsque le virement correspond exactement au net indiqué, la question porte plutôt sur la construction de la fiche de paie.

Un tableau personnel peut suivre les gardes, astreintes et heures supplémentaires. Chaque ligne indique la période travaillée, la validation du responsable et le mois attendu de paiement. Ce suivi reste particulièrement utile dans les services où les variables sont nombreuses et réglées avec un décalage.

Les changements statutaires doivent également être consignés. Une promotion, une modification d’échelon ou un passage à temps partiel produit des effets sur plusieurs rubriques. Conserver la décision administrative permet de vérifier la date d’effet et de documenter rapidement une demande de correction.

Réagir à une anomalie sans perdre de temps

Une réclamation précise obtient généralement une réponse plus exploitable. Elle mentionne le bulletin concerné, la rubrique contestée, la période de travail et le justificatif disponible. Les formulations générales du type « le salaire semble incorrect » obligent le gestionnaire à reprendre l’ensemble du dossier.

Le supérieur hiérarchique valide souvent les éléments liés au service fait, tandis que les ressources humaines traitent la carrière et la paie. La direction financière intervient sur le mandatement. Adresser la demande au bon interlocuteur réduit les échanges successifs et facilite la correction lors du cycle suivant.

Lorsqu’une erreur prive l’agent d’une part importante de sa rémunération, une demande d’acompte ou d’avance peut être examinée selon la situation et les règles de l’établissement. Cette démarche doit être engagée rapidement. Elle ne remplace pas la correction du bulletin, mais peut éviter une difficulté de trésorerie immédiate.

On en dit Quoi ?

Le calendrier 2026 apporte une réelle prévisibilité aux personnels hospitaliers, à condition de distinguer la mise en paiement de l’affichage bancaire. Les dates nationales constituent un repère fiable pour organiser les prélèvements et surveiller les variables de paie. Décembre demande la plus grande discipline budgétaire, car son traitement anticipé allonge sensiblement l’attente jusqu’à janvier.

À quelle date le salaire hospitalier sera-t-il versé chaque mois ?

Les mises en paiement sont prévues les 28 janvier, 25 février, 27 mars, 28 avril, 27 mai, 26 juin, 29 juillet, 27 août, 28 septembre, 28 octobre, 26 novembre et 22 décembre. L’affichage sur le compte dépend ensuite de la banque.

Les contractuels hospitaliers suivent-ils les mêmes dates de paie ?

Oui, les contractuels sont généralement intégrés au même cycle mensuel que les titulaires. Une première paie peut toutefois être décalée si le recrutement intervient après la clôture ou si le dossier administratif reste incomplet.

Que faire si le virement n’apparaît pas à la date annoncée ?

Il convient d’abord de contrôler les opérations bancaires en attente. Après 48 heures, la banque peut être interrogée. Si aucun crédit n’apparaît au-delà de 72 heures, l’agent doit contacter son service des ressources humaines ou son gestionnaire de paie.

Les primes hospitalières arrivent-elles avec le traitement principal ?

Les primes récurrentes sont souvent intégrées au même virement. Les gardes, heures supplémentaires, remboursements et régularisations peuvent être versés plus tard lorsqu’ils nécessitent une validation ou un traitement séparé.

Les retraités hospitaliers utilisent-ils le même calendrier ?

Non. Les anciens fonctionnaires hospitaliers titulaires relèvent principalement du calendrier publié par la CNRACL. Les pensions suivent des échéances propres, distinctes des dates prévues pour les agents en activité.

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