Quand une table se réunit pour les grandes occasions, peu de plats créent autant d’attente que la souris d’agneau confite au four. Cette pièce, située en bas du gigot, renferme un trésor de collagène qui, sous l’effet d’une cuisson lente, devient gélatine soyeuse et jus nappant. L’époque actuelle, friande de “slow-cooking” et de cuisine généreuse, redonne toute sa place à ce classique. Les maisons s’emplissent d’arômes de thym, de romarin et d’ail, tandis que la viande se détache de l’os à la cuillère. L’expérience est sensorielle, mais aussi culinaire, car une souris réussie raconte une histoire de patience et de précision.
Le secret réside dans une méthode claire et fiable, sans gestes compliqués. Une cocotte en fonte Le Creuset ou Staub préserve l’humidité, un plat Pyrex accueille une marinade équilibrée, un pinceau Tefal répartit le miel et le vinaigre, et une casserole Cristel fait briller la sauce finale. Pour gagner du temps, un robot Magimix ou Moulinex cisèle les aromates en un clin d’œil, et l’autocuiseur Seb propose une option plus rapide. Des fêtes de Pâques aux repas du dimanche, cette viande confite séduit par sa constance. Une fois adoptée, la méthode devient un repère sûr et une promesse de succès à chaque service.
Souris d’agneau confite au four : recette fondante et savoureuse, pas à pas
| Éléments clés ✨ | Détails utiles 🍽️ |
|---|---|
| Ingrédients 🧄🌿 | 4 souris d’agneau (300-350 g), 2 oignons, 4 gousses d’ail, thym, romarin, laurier, 3 c.s. miel, 200 ml vin blanc, 500 ml bouillon, 3 c.s. huile d’olive, 1 c.s. vinaigre balsamique, sel/poivre |
| Durée de préparation ⏱️ | Préparation 20 min • Marinade 30 min à 1 nuit • Cuisson 2 h 30 à 3 h • Finition 15 min |
| Nombre de personnes servies 👨👩👧👦 | 4 convives (1 souris par personne) |
Pour une réussite sans stress, tout commence par des produits soignés et une organisation simple. Les souris d’agneau sont parées de leurs petites membranes, salées et poivrées avec légèreté. Une touche de cumin en poudre peut être ajoutée pour une note chaleureuse qui s’accorde au miel. Pendant ce temps, oignons et ail sont émincés finement afin de suer rapidement à la cocotte.
La marinade met l’équilibre en avant. On réunit huile d’olive, miel, vinaigre balsamique, thym, romarin, sel et poivre. Les souris sont badigeonnées au pinceau, puis reposent au frais au moins 30 minutes, idéalement une nuit pour une imprégnation profonde. Le plat peut reposer dans un récipient Pyrex, pratique et facile à couvrir.
La saisie enclenche la magie des sucs. Dans une cocotte en fonte Le Creuset ou Staub, un film d’huile chaud dore les souris sur toutes leurs faces, 5 à 7 minutes. Les sucs caramélisés au fond ne doivent pas brunir trop fort, gage d’une sauce noble. Les souris reposent ensuite sur une assiette, tandis que l’oignon et l’ail reviennent doucement, jusqu’à obtenir une légère coloration blonde.
La déglace se fait au vin blanc, en grattant le fond pour récupérer chaque saveur. Le bouillon de volaille rejoint la cocotte avec thym, romarin et laurier. Les souris reprennent place, couvercle posé, et l’ensemble part au four à 150 °C. L’arrosage toutes les 30 minutes maintient l’humidité superficielle et favorise une caramélisation homogène.
Après 2 h 30 à 3 h, la viande est presque confite. Le couvercle est retiré 15 minutes, le temps que le jus réduise à consistance nappante. Pour une brillance irrésistible, une petite cuillerée de miel peut être ajoutée en fin de réduction, sans excès. On goûte, on rectifie en sel et poivre, et l’accord sucré-salé se cale au mieux du palais.
Dernière étape, décisive : le repos. Hors du four, les souris sont couvertes d’un papier aluminium 5 à 10 minutes. Les fibres se détendent, le jus se stabilise, et la dégustation s’annonce moelleuse. À la découpe, la chair s’effiloche à la simple pression de la cuillère, signe d’une cuisson lente parfaitement maîtrisée.
En pratique, cette méthode donne une régularité exemplaire et un jus ample. L’ensemble offre un socle sûr avant d’explorer variantes et accompagnements.

Souris d’agneau confite au four : techniques anti-fiasco et science de la tendreté
Pourquoi cette pièce devient-elle si fondante lorsqu’elle cuit longtemps et doucement ? Le collagène, abondant dans la souris, se transforme en gélatine à partir d’environ 70 °C lorsqu’il est maintenu au chaud assez longtemps. Cette gélatine lubrifie les fibres et rend chaque bouchée soyeuse. Une température de four autour de 150–160 °C protège les chairs, tandis qu’une cocotte fermée limite l’évaporation et préserve le jus.
Le choix du matériel importe. Une cocotte en fonte émaillée Le Creuset ou Staub stocke la chaleur, garantit une diffusion régulière et évite les zones trop chaudes. Pour la réduction finale, une casserole à fond épais Cristel permet une évaporation contrôlée sans attacher. Une plaque anti-adhésive Tefal peut servir pour une saisie complémentaire de garnitures comme des carottes glacées. Chaque outil compte pour mener la cuisson avec sérénité.
Les erreurs fréquentes se préviennent en amont. Saler trop tôt et trop fort resserre la chair quand la marinade est courte. À l’inverse, oublier le sel rend la sauce fade. Un four trop chaud dessèche la surface avant d’attendrir le cœur. Une absence d’arrosage expose la viande à une croûte dure. Le remède reste toujours le même : patience, base aromatique généreuse et jus qui nage autour des pièces.
Étapes de contrôle en cours de cuisson
Un repère simple guide le timing. À 1 h, la viande est encore ferme, mais les arômes s’installent. À 2 h, les fibres commencent à se délier. Vers 2 h 30, l’os pivote légèrement ; à 3 h, il se libère presque sans effort. Si le jus tombe trop vite, on rallonge avec une louche de bouillon chaud, jamais d’eau froide. La réduction terminale se pilote à feu moyen, jusqu’à une texture nappante qui accroche le dos de la cuillère.
- 🔥 Température douce et régulière (150–160 °C) = tendreté garantie.
- 🫗 Arrosage toutes les 30 minutes = surface moelleuse et caramélisation équilibrée.
- 🧂 Assaisonnement progressif = sauce juste, ni molle ni agressive.
- 🫙 Couvercle puis découverte finale = jus préservé puis brillance.
- ⏳ Repos 5–10 min = fibres détendues, jus stable.
Un cas concret aide à visualiser. Dans une cuisine familiale, Camille enfourne les souris à 12 h pour servir à 14 h 30. À 13 h, premier arrosage et correction du sel. À 14 h, couvercle retiré pour réduire. À 14 h 20, une noisette de miel intensifie la laque, la casserole Cristel reçoit une louche de jus pour une réduction parallèle. À 14 h 30, la table est prête et le plat brille, sans ruée de dernière minute.
Le bénéfice d’une telle chronologie est double. La cuisson reste maîtrisée, et l’organisation de service gagne en fluidité. La souris d’agneau confite au four devient ainsi un pilier des repas rassemblés et ponctuels, toujours à l’heure et toujours fondante.
Ustensiles et organisation: cocotte en fonte, plat Pyrex, robots Magimix et Moulinex
Des ustensiles adaptés transforment le déroulé en geste fluide. La cocotte en fonte Le Creuset ou Staub constitue le cœur thermique du plat, avec un couvercle lourd qui piège la vapeur. Un plat Pyrex accueille la marinade et supporte les variations de température. Un pinceau Tefal enduit uniformément les pièces. La casserole Cristel assure la réduction brillante du jus, tandis qu’une marmite Lagostina sert au bouillon maison, quand la table promet du monde.
La préparation des aromates se fait en un éclair avec un robot Magimix ou Moulinex. Oignons, ail, herbes, zestes de citron si souhaité, deviennent une base régulière en quelques impulsions. Un mortier peut écraser des graines de coriandre pour un parfum discret. La logistique est simplifiée par des boîtes hermétiques, et un marqueur indique les temps de repos et de cuisson.
L’autocuiseur Seb offre une alternative plus rapide. En 1 h 15 environ à feu doux après la montée en pression, la tendreté est déjà remarquable, même si la caramélisation est moins prononcée qu’au four. Le passage final 10 minutes au four, découvert, rétablit une belle laque. C’est une option précieuse quand l’horloge impose sa loi mais que l’envie de souris d’agneau ne faiblit pas.
Check-list matériel pour un service sans stress
Rien ne remplace une liste claire lorsque les invités arrivent. Les éléments suivants sécurisent la recette, de la mise en place au dressage.
- 🍲 Cocotte en fonte Le Creuset ou Staub (24–28 cm).
- 🧪 Plat Pyrex pour marinade et repos.
- 🍯 Pinceau Tefal pour miel et glaçage.
- 🥄 Casserole Cristel pour réduire le jus.
- 🤖 Robot Magimix ou Moulinex pour hacher fin et régulier.
- 🚀 Autocuiseur Seb en option “gain de temps”.
- 🍶 Marmite Lagostina pour bouillon maison.
- 🌿 Poêle inox Baumstal pour griller à sec épices ou garnitures.
Avec ce socle, la recette gagne en constance, et le cuisinier se concentre sur la dégustation. L’outil ne fait pas tout, mais il empêche presque tous les imprévus.
Un matériel fiable, une routine d’arrosage et une réduction lucide constituent la trilogie gagnante. Une fois le geste acquis, la souris d’agneau confite au four devient un plat signature.
Assaisonnements et variantes gourmandes: miel, vin blanc, épices et options sans alcool
La version classique associe miel, thym, romarin, laurier, vin blanc et bouillon. Mais l’assaisonnement peut voyager. Une note d’orange confite relève les rôtis de fêtes, le vinaigre balsamique apporte une profondeur suave, et une pincée de piment d’Espelette réveille la finale. Le jus se personnalise sans trahir l’esprit confit, tant que l’équilibre sucré-salé-acide reste harmonieux.
Sans alcool, la réussite est intacte. On remplace le vin par un bouillon corsé (volaille ou agneau) additionné d’un trait de jus de raisin blanc ou de verjus. Le balsamique, lui, tire la sauce vers une réduction naturellement fruitée. Une cuillerée de miel en fin de cuisson laque les pièces sans masquer la saveur principale.
Idées pour changer de registre sans tout réinventer
Plusieurs pistes permettent d’adapter la souris d’agneau à la saison, aux convives et aux envies du moment. Elles s’implantent facilement sur la méthode décrite.
- 🍊 Méditerranéenne: zeste d’orange, olives noires, romarin, miel léger.
- 🌶️ Épicée douce: cannelle, ras el-hanout, abricots secs, amandes grillées.
- 🍇 Sans alcool: bouillon + verjus, balsamique pour arrondir.
- 🌿 Fraîcheur herbacée: menthe et persil ajoutés au dressage, citron confit haché.
- 🥕 Légumes complices: carottes, navets, oignons rouges confits dans le jus.
Pour des fêtes comme Pâques ou la fin du Ramadan, certaines familles ajoutent des figues séchées ou des dattes lors de la dernière demi-heure, créant un jus rond et parfumé. À l’inverse, une version plus “bistrot” mise sur l’ail en chemise et le vin blanc réduit, avec une touche de moutarde à l’ancienne montée au beurre en fin de cuisson.
Quelle frontière ne pas franchir ? Le sucre ne doit jamais dominer. La viande d’agneau possède une douceur naturelle qui, combinée au miel, pourrait basculer. Le contrôle s’effectue au goût, en ajustant sel et acide. Des graines de coriandre, légèrement concassées dans une poêle Baumstal, donnent un relief citronné très fin. Cette liberté encadrée garantit une signature culinaire personnelle, toujours fondante et lisible.
Accompagnements et dressage: purée, légumes rôtis, gratin dauphinois, riz pilaf
Un plat confit appelle des garnitures capables d’absorber un jus riche. La purée de pommes de terre beurrée capte les sucs, tandis que le gratin dauphinois offre une onctuosité irrésistible. Des légumes rôtis — carottes, panais, oignons rouges — proposent un contrepoint sucré naturel. Le riz pilaf, parfumé au laurier et au zeste de citron, assure une alternative plus légère sans perdre en tenue.
Le dressage se pense comme un équilibre entre textures. La souris, déposée sur un lit de purée, reçoit une louche de jus réduit. Les légumes rôtis s’éparpillent pour donner du relief, quelques pluches de thym apportent la touche fraîche. Une finition au pinceau avec le jus laqué fait scintiller la surface. Les assiettes chaudes préservent l’effet fondant, surtout lorsque le service s’enchaîne.
Plan de cuisson synchronisé pour servir à l’heure
La réussite tient souvent à un timing fluide. Voici un déroulé type pour un service à 13 h 30.
- 10 h 30 🧄: lancer la marinade, préparer la base aromatique au robot Magimix ou Moulinex.
- 11 h 15 🔥: saisir les souris, suer oignons/ail, déglacer, mouiller.
- 11 h 30 ♨️: four à 150 °C, cocotte couverte, arrosage toutes les 30 min.
- 13 h 🍯: découverte, réduction et glaçage léger au miel dans une casserole Cristel.
- 13 h 15 🥔: écraser la purée, réchauffer légumes rôtis, chauffer assiettes.
- 13 h 20 🛎️: repos 10 min sous feuille alu, finaliser le dressage.
Des options pratiques complètent l’ensemble. Les grenailles rôties, saisies en poêle Tefal puis terminées au four, gardent une peau craquante. Une poêlée de haricots verts croquants au beurre citronné rafraîchit le palais. Pour les amateurs, un verre de Côtes-du-Rhône ou un rosé puissant de Provence souligne la profondeur du jus.
Dans toutes les versions, l’idée reste la même : soutenir la chair confite par une garniture expressive sans outrance. Les saveurs se répondent, la bouche se régale, et la souris d’agneau confite au four tient sa promesse de fondant à souhait.
Comment vérifier que la souris d’agneau est assez confite ?
La chair doit se détacher de l’os avec une cuillère et l’os pivoter facilement. Compter 2 h 30 à 3 h à 150–160 °C, avec arrosage régulier. Le jus doit napper le dos de la cuillère après réduction.
Peut-on cuisiner sans vin blanc ?
Oui. Remplacer le vin par un bouillon corsé (volaille ou agneau), ajouter une cuillerée de verjus ou un trait de balsamique pour l’acidité. La texture et la brillance restent excellentes.
Quelle cocotte choisir pour une cuisson homogène ?
Une fonte émaillée type Le Creuset ou Staub assure inertie et humidité. Un couvercle lourd préserve la vapeur. Pour la réduction, une casserole à fond épais Cristel donne une sauce brillante.
Comment réchauffer sans dessécher ?
Placer la viande et son jus dans une cocotte, couvrir et réchauffer 25 min à 160 °C. Arroser à mi-parcours. Finir 5–10 min découvert pour relustrer la sauce.
Existe-t-il une version plus rapide ?
L’autocuiseur Seb cuit la souris en environ 1 h 15 après la montée en pression. Passer ensuite 10 min au four découvert pour caraméliser légèrement et concentrer le jus.
