24 janvier 2026

La gigolette de volaille aux truffes : la recette raffinée du chef varois Morgan Barra à concocter chez soi

découvrez la recette raffinée du chef varois morgan barra pour préparer une gigolette de volaille aux truffes délicieuse et facile à réaliser chez vous.
À retenir 🧠
Le chef Morgan Barra signe une recette raffinée de gigolette de volaille farcie aux truffes, pensée pour la cuisine maison 🍽️
Dosage gagnant : 20 g de truffe par personne, soit 80 g pour 4 convives 🍄
Cuisson douce : four à 80 °C pendant 1 h 30, et 72 °C à cœur pour une chair fondante 🌡️
Sauce maîtrisée : os de volaille, vin blanc, légumes, crème, truffe ajoutée en fin de cuisson 🥄
Accords sobres qui magnifient : purée, gnocchis ou pâtes fraîches 🥔🍝
Terroir en fête : la 33e fête de la truffe d’Aups met le Var à l’honneur 🎉
  • 🍗 Une volaille aux truffes qui allie gastronomie française et simplicité maîtrisée.
  • 🌿 Un plat inspiré du Var, entre fermes, marchés et traditions trufficoles.
  • 🔥 La cuisson basse température protège l’arôme délicat de la truffe.
  • 👨‍🍳 Des techniques de cuisine du chef adaptées à la maison.
  • 🍷 Dressage et accords pour transformer la recette en plat gourmet.

Au cœur du Var, la gigolette de volaille aux truffes s’impose comme un manifeste du bon goût, ancré dans la terre et transcendé par une main experte. Portée par la vision du chef Morgan Barra, elle démontre qu’un plat de haute tenue peut s’exécuter à la maison sans renoncer à l’exigence. Entre respect du produit et précision de geste, l’équilibre s’obtient par des choix clairs : duxelles patiemment cuite, truffe bien dosée, cuisson douce et sauce nappante, jamais bouillonnante.

Cette recette raffinée s’inscrit dans la gastronomie française tout en racontant le paysage provençal. Les marchés d’Aups, la saison de la truffe et les volailles élevées avec soin forment un cadre stimulant. Le résultat parle à tous les sens : odeur beurrée au sortir du four, peau qui croustille après la saisie, farce moelleuse, parfum entêtant du diamant noir. Voilà un parcours gustatif où la cuisine du chef inspire un geste précis chez soi, accessible et réjouissant.

La gigolette de volaille aux truffes dans l’esprit du Var et de la gastronomie française

Dans le Var, l’attachement à la terre n’est pas une formule, c’est une preuve au quotidien. La 33e fête de la truffe noire d’Aups rappelle ce lien puissant entre producteurs, chefs et gourmets. Le chef Morgan Barra s’y distingue par une ligne claire : l’excellence passe par la justesse. Il parle d’un produit qui n’a pas besoin de cris, mais d’écoute. La truffe s’impose, pourtant elle ne doit pas écraser la volaille.

Ce positionnement éclaire la construction du plat. La gigolette, cuisse désossée à plat, offre une surface idéale pour accueillir une duxelles serrée et un tapis de truffe. La technique ne s’affiche pas, elle sert le goût. Le tranchant du couteau prépare la scène, la cuisson douce préserve l’émotion. On comprend pourquoi la recette séduira sans condition un public d’amateurs éclairés.

La gastronomie française se reconnaît dans ce dialogue entre rigueur et terroir. Un plat gourmet suppose une logique d’ensemble, de l’entrée du produit en cuisine jusqu’au dressage. La gigolette de volaille aux truffes en donne une démonstration limpide. Chaque étape produit un effet mesuré, comme une variation autour d’un thème aromatique central.

Imaginer Camille faire son marché à Aups aide à visualiser le fil conducteur. Elle discute avec un trufficulteur, compare le nerf et l’odeur, puis passe chez le volailler pour choisir quatre cuisses charnues. Cette approche narrative révèle une certitude : une recette raffinée commence souvent par de bons achats, intelligemment orchestrés.

Le chef Morgan Barra fixe un cap chiffré et convaincant. Avec 20 g de truffe par personne, la volaille respire et la truffe chante. En dessous, l’impact se dilue. Au-delà, l’équilibre penche. Cette sobriété assumée a une valeur pédagogique. Elle permet d’éviter les excès coûteux et les résultats confus.

Le Var s’invite ensuite dans l’assiette par des détails. Les herbes mesurées, l’huile d’olive parcimonieuse, la promesse d’une table conviale mais précise. Loin des clichés, la Provence sait être fine. Cette recette en offre la preuve tangible, sans folklore superflu ni technicisme vain.

Au bout de ce chemin, l’argument s’impose : la gigolette truffée incarne une modernité tranquille, ancrée dans la tradition. C’est une signature à la fois locale et universelle, prête à briller sur une table de fête ou un dîner intimiste.

Dans cette logique d’enracinement, passons aux ingrédients, aux critères d’achat et aux gestes fondateurs qui structurent la réussite du plat.

Ingrédients, choix des truffes et préparation méthodique de la gigolette

La liste est brève, le résultat ambitieux. Pour quatre personnes, prévoyez quatre cuisses de volaille françaises, deux échalotes, six gros champignons de Paris, et 80 g de truffe au total. Répartissez 40 g dans la farce et 40 g dans la sauce. Ce schéma respecte la ligne du chef et garantit une intensité aromatique maîtrisée.

Le choix de la truffe appelle de l’attention. Un parfum franc, une texture ferme, un marbrage net renseignent sur la qualité. Évitez les pièces spongieuses ou trop sèches. Sur un marché varois, une dégustation olfactive sérieuse s’impose. La truffe doit promettre sans écraser, comme une voix claire au sein d’un chœur.

La duxelles, socle de la farce

La duxelles se prépare avec patience. Échalotes ciselées et champignons finement hachés suent à feu doux, avec un peu de matière grasse. Le but n’est pas de colorer, mais d’assécher doucement jusqu’à obtenir une pâte savoureuse. Ce concentré supporte la truffe et hydrate la volaille pendant la cuisson.

Sur le plan de travail, les cuisses sont désossées. Conservez les os, ils nourriront la sauce. Escalopez la chair pour l’étaler en rectangle. Étalez la duxelles en couche fine et régulière. Puis, répartissez la truffe en lamelles ou râpée, en veillant à recouvrir toute la surface. La rigueur ici deviendra plaisir au tranchage.

Roulage, ficelage et peau bien tendue

Roulez la gigolette côté peau à l’extérieur. La peau sert de film naturel et croûtera à la saisie. Un ficelage propre maintient la régularité. Une forme homogène facilite la cuisson douce et produit des médaillons élégants au service. C’est la promesse d’un rendu net et stable.

  • 🍄 Truffe : 80 g (40 g farce, 40 g sauce).
  • 🍗 Volaille : 4 cuisses françaises, chair escalopée.
  • 🧅 Duxelles : 2 échalotes + 6 champignons, cuits longuement.
  • 🧵 Ficelage : roulage serré, peau à l’extérieur.

Camille vérifie ses couteaux, règle sa planche, et s’offre un temps calme. La réussite demande de l’ordre. Avec une duxelles bien liée, la truffe s’imbrique comme une mosaïque. Le geste précis évite les poches d’air et prévient les fuites de jus.

Avant la cuisson, une saisie côté peau donnera une base croustillante. Cette étape scelle le rouleau et apporte des sucs pour la sauce. Il ne s’agit pas de tout cuire à la poêle, uniquement de colorer avec aplomb, puis de passer à la basse température.

L’ensemble conduit à une évidence : une bonne préparation structure la victoire aromatique avant même l’allumage du four.

Place maintenant à la cuisson basse température, levier décisif pour protéger le parfum de la truffe.

Cuisson basse température, 80 °C au four et 72 °C à cœur : la précision qui change tout

La truffe adore la chaleur douce. Un four stabilisé à 80 °C pendant 1 h 30 respecte son bouquet. Le cœur de volaille doit atteindre 72 °C. Cette cible conjugue sécurité, jutosité et netteté de goût. Un thermomètre fiable devient alors un allié incontournable.

Deux méthodes cohabitent. Sous-vide à 100 % d’étanchéité pour une régularité parfaite. Ou papillote serrée pour une version 100 % cuisine maison. Dans les deux cas, la saisie préalable côté peau fait gagner en texture et en profondeur de goût, sans bousculer la truffe.

Étapes de contrôle et erreurs à éviter

Sondez au cœur, pas contre l’os. Laissez reposer quelques minutes avant de trancher. Évitez de maintenir au chaud au-dessus de 70 °C trop longtemps. Ces précautions simples empêchent l’assèchement. Elles préservent une texture soyeuse et franche.

  • 🌡️ Stabilité : vérifiez la température réelle du four.
  • ⏱️ Temps : 1 h 30 indicatif, ajustez selon le calibre.
  • 🔥 Pas de surchauffe : la truffe perd son âme au bouillon.
  • 🔪 Repos : tranchez net après détente, jus fixés.

Un cas concret éclaire la méthode. Camille cuit deux rouleaux identiques. L’un à 80 °C, l’autre à 95 °C. Le premier livre une chair nacrée et des arômes de sous-bois précis. Le second est déjà plus sec, la truffe en retrait. La conclusion est tranchée : la basse température gagne par K.O. technique.

Pour la saisie finale, une poêle bien chaude suffit à croustiller la peau au dernier moment. Ajoutez une noisette de beurre, arrosez rapidement. Le contraste texture fondante / peau dorée devient irrésistible. Cette bascule sensorielle justifie l’attention accordée aux degrés.

La cuisson, bien conduite, raconte la même histoire que le choix des produits : précision, constance, respect. Ici, l’argument ne souffre pas de contestation.

Une fois la cuisson maîtrisée, la sauce achève d’installer la dimension gastronomique du plat.

Sauce truffée brillante, accompagnements neutres et dressage pour un plat gourmet

La sauce doit napper, jamais masquer. Les os de volaille réservés démarrent la base. Faites-les rissoler avec mirepoix de légumes. Déglacez au vin blanc, ajoutez eau, herbes, puis réduisez. Filtrez, montez à la crème, goûtez, ajustez. La truffe arrive seulement en fin de cuisson, hors gros bouillons.

Cette règle n’est pas anecdotique. Faire bouillir une sauce truffée écrase le parfum et altère la texture. Une simple frémissante suffit à arrondir. L’objectif tient en deux mots : précision aromatique. Les lamelles ou la râpe fine s’intègrent sans violence.

Étapes essentielles de la sauce

  1. 🦴 Rôtir les os pour obtenir des sucs marqués.
  2. 🍾 Déglacer au vin blanc et réduire jusqu’à nappant.
  3. 🥄 Crèmer modérément pour le velouté.
  4. 🍄 Ajouter la truffe hors ébullition, juste avant le service.

Pour l’accompagnement, la sobriété gagne toujours. Une purée ou un écrasé de pommes de terre portent la truffe sans rival. Des gnocchis ou des pâtes fraîches jouent la même partition. Évitez les garnitures sucrées ou trop végétales qui brouillent le message.

Le dressage vise le contraste et la lisibilité. Tranchez la gigolette en médaillons, nappez d’un cordon de sauce, parsemez de quelques copeaux de truffe. L’assiette blanche met en scène la brillance. Un trait d’huile d’olive reste optionnel, discret seulement.

Envie d’une touche audacieuse ? Certains chefs déglacent la poêle de saisie avec un peu de vin jaune en fin de cuisson. Cette pointe florale s’entend bien avec les notes de sous-bois. Utilisez-la avec parcimonie pour ne pas diluer la ligne aromatique principale.

La cohérence d’ensemble renforce le ressenti. La volaille juteuse, la truffe nette, la sauce brillante et l’accompagnement sobre composent une assiette qui parle. C’est le langage clair d’un plat de chef transposé avec bonheur à la maison.

Au service, la règle d’or persiste : mieux vaut un peu moins de sauce, bien goûtée, que trop de nappage qui fatigue le palais. L’élégance se reconnaît à cette retenue.

Pour celles et ceux qui souhaitent adapter le plat, des variantes raisonnables existent sans trahir l’esprit initial.

Variantes, astuces de cuisine maison et économies sans perdre l’élégance

La technique s’adapte à d’autres volailles. Une pintade offrira une mâche plus ferme et un goût plus marqué. Un suprême, désossé et roulé façon ballottine, permet une alternative plus rapide, inspirée de la cuisine du chef. Dans tous les cas, la trame reste identique : duxelles, truffe, saisie, cuisson douce.

Côté budget, des solutions existent. Pour une version d’entraînement, utilisez une truffe de petite taille mais fraîche, et complétez la farce d’une pointe d’huile de truffe de qualité, ajoutée à froid. La logique est additive, jamais substitutive. L’huile ne remplace pas la truffe, elle étire légèrement son empreinte.

La conservation demande du discernement. Les truffes perdent vite leur éclat. Achat proche du service, stockage court, et pas de congélation prolongée qui malmène la texture. Un riz cru dans un bocal absorbe l’excès d’humidité, sans emprisonner trop d’arômes qui seraient perdus.

Au four, quelques astuces aident à sublimer la peau. Après la cuisson à 80 °C, une saisie énergique avec arrosage au beurre clarifié donne du croustillant. On peut, en option, glisser une micro-brunoise de peau grillée dans la sauce, filtrée ensuite, pour un clin d’œil de torréfaction très léger.

Envie d’un clin d’œil de table de fête ? Servez la gigolette sur un risotto nature bien émulsionné, sans parmesan, pour ne pas contrarier la truffe. La texture crémeuse agit comme un coussin. Le risotto reste neutre, la truffe dirige l’orchestre.

  • 💡 Ne pas bouillir la sauce truffée, jamais.
  • 💡 Ne pas surdoser la truffe, 20 g/personne suffisent.
  • 💡 Ne pas sécher la volaille, visez 72 °C à cœur.
  • 💡 Ne pas compliquer l’accompagnement, restez neutre.

Sur le chapitre des influences, la volaille truffée traverse les maisons de tradition. Des versions rôties façon grandes tables aux interprétations plus légères, toutes convergent vers une idée ferme : la truffe commande la mesure. D’où l’intérêt de cette recette, qui condense technique, terroir et plaisir immédiat.

En fin de compte, le geste le plus moderne consiste à en faire un peu moins pour sentir beaucoup plus. C’est la force tranquille d’un plat qui ne crie pas pour être entendu. Punchline à retenir : quand la truffe mène la danse, la gigolette lui offre la plus belle des pistes 💫.

Pour affiner encore, les réponses ci-dessous résument les points techniques qui reviennent souvent lors des ateliers à la maison.

Quelle quantité de truffe prévoir pour cette recette ?

Comptez 20 g de truffe par personne, soit 80 g pour 4 convives : 40 g dans la farce et 40 g dans la sauce. Ce dosage respecte l’équilibre entre volaille et truffe.

Faut-il du matériel sous-vide pour réussir la cuisson ?

Non. Une papillote serrée fonctionne très bien. L’essentiel est de cuire à 80 °C environ et d’atteindre 72 °C à cœur, contrôlés au thermomètre.

Comment éviter de perdre le parfum de la truffe ?

Ne faites jamais bouillir la sauce après l’ajout de truffe. Ajoutez-la en fin de cuisson, hors gros bouillons, et limitez la chaleur directe.

Quels accompagnements mettent le mieux la truffe en valeur ?

Purée de pommes de terre, gnocchis ou pâtes fraîches. Leur neutralité magnifie le parfum de la truffe sans créer de concurrence aromatique.

Peut-on réaliser cette recette avec une autre volaille ?

Oui. Pintade ou suprêmes de poulet roulés façon ballottine conviennent. Conservez la même logique : duxelles, truffe, saisie, cuisson douce et 72 °C à cœur.

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Julie

Chef cuisinier passionnée depuis plus de quinze ans, j’aime sublimer les ingrédients de saison et transmettre mon savoir-faire en cuisine. À 37 ans, j’explore sans cesse de nouvelles saveurs pour ravir les papilles de mes convives.

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